Changement de programme
Au programme : une série dominée par une Florence Pugh terrifiante, une ado qui cuisine dans une maison de geishas, Dwayne Johnson accro aux antidouleurs, un ninja promu facteur, et un album dont la plus belle chanson a d’abord porté un titre impubliable.
Bienvenue dans cette nouvelle fournée de recommandations ! Cette semaine, rien ne se passe comme prévu.
À commencer par la reco cinéma, qui n’en est pas une : aucun des films sortis en salles ce mercredi ne m’a convaincu, alors j’ai laissé sa place à une série. À l’est d’Éden, de Zoe Kazan, reprend le classique de John Steinbeck et donne enfin du relief à Cathy, qui passe du statut de psychopathe à celui de… psychopathe pour qui on éprouve un peu de compassion. C’est déjà ça.
Le reste du numéro prend lui aussi les habitudes à rebrousse-poil. Une autre série aux allures de conte tourne le dos aux récits habituels sur le Japon traditionnel. Vient ensuite un biopic sportif dans lequel le sport compte à peine, puis un jeu vidéo qui change de genre à mi-parcours, bousculant toutes nos attentes. Et pour finir, une première : je cède la place à mon ami et confrère Nico Prat, qui vous parle d’un album qu’il a adoré.
Bonne lecture !

SÉRIE · SUR NETFLIX
À l’est d’Éden, de Zoe Kazan
Elle arrive en rampant, couverte de sang et le visage tuméfié. Elle n’a ni nom, ni souvenir. Pourtant, Florence Pugh n’a pas prononcé trois phrases qu’on se méfie de son personnage. Cathy Ames est un monstre, un vrai, c’est son créateur John Steinbeck qui l’affirmait dans une lettre à son éditeur : « un monstre comme vous n’en avez jamais vu ». Le film À l’est d’Éden d’Elia Kazan, avec James Dean, ne gardait que la dernière partie du roman éponyme, reléguant Cathy au second plan. La petite-fille du cinéaste, Zoe Kazan, s’attaque cette fois au pavé entier : deux générations de Trask, de la guerre de Sécession à la Première Guerre mondiale, du Connecticut à la vallée de Salinas. Sept épisodes, comme les sept péchés capitaux, et la famille en coche une bonne partie. Le chiffre relève pourtant moins de la théologie que du tableur : Kazan en avait écrit huit, mais Netflix a préféré réduire, faute de budget. Le mythe de Caïn et Abel s’y rejoue deux fois, sous d’autres noms mais avec les mêmes initiales : Charles et Adam d’abord, les jumeaux Caleb et Aron ensuite.
Dans le roman, Cathy naît sans bonté ni la moindre trace de conscience. Steinbeck laisse entendre qu’enfant, elle a mis en scène une agression sexuelle ; Zoe Kazan y voit plutôt une enfant victime, sexualisée dès son plus jeune âge, que personne n’a voulu croire. La fascination de Cathy pour Alice au pays des merveilles devient un refuge : rapetisser jusqu’à disparaître. « Avec le temps, tu seras heureuse », lui promet son mari Adam, comme s’il lui assignait une tâche. On compatit forcément avec elle… puis la série la rend infâme. Kazan ne la réhabilite pas, elle l’épaissit.

Les hommes ne valent, pour la plupart, pas mieux. Les pères cherchent partout un coupable à leur comportement toxique, sauf en eux-mêmes, et un frère ment à l’autre pour le protéger, persuadé de bien faire. Pour étudier cette famille de dégénérés, la caméra colle aux corps, guette les regards, et le cadre raconte autant que les mots (la série regorge de jolies idées de mise en scène, comme ce miroir qui déforme un visage). Costumes et décors ressuscitent une époque entière. Restent quelques faux pas : le premier épisode abuse des sauts dans le temps, la taille du roman a imposé des coupes douloureuses (les Hamilton sont presque réduits à leur patriarche), et la fin, un brin précipitée, appuie trop fort sur le mélo.
Et puis il y a Lee, le majordome, interprété par Hoon Lee, une nouvelle fois génial après son rôle de Job dans Banshee (pitié, regardez Banshee). Né en Amérique, érudit, il joue devant les Blancs le domestique chinois au vocabulaire rudimentaire qu’ils attendent de lui, et ne tombe le masque qu’avec ceux qui le méritent. La série insiste, à raison, sur le racisme qu’il encaisse : l’Amérique de la conquête de l’Ouest, ravie d’employer ses parents pour poser ses rails, lui fait comprendre qu’être né aux États-Unis ne suffit pas pour avoir le droit d’y rêver. C’est pourtant ce personnage qui est la clé de tout, l’épicentre de la résolution d’un drame familial aux airs de malédiction. Lee s’est penché sur le verset où Dieu met Caïn en garde contre le péché : là où les Bibles anglaises lisent une promesse, voire un ordre, l’hébreu « timshel » dirait en réalité « tu peux ». Le mot le plus important qui soit, selon lui, puisqu’il laisse à Caïn le choix de sa voie. Aux survivants de choisir la leur.

SÉRIE · SUR NETFLIX
Makanai : dans la cuisine des maiko, de Hirokazu Kore-eda
Le premier mot qui vient en tête une fois la série Makanai : Dans la cuisine des maiko terminée, c’est probablement « sérénité ». Hirokazu Kore-eda (réalisateur de Nobody Knows et Still Walking, entre autres grands films) retrouve ici son obsession de toujours : la famille qu’on choisit plutôt que celle dont on hérite. Gion, c’est le quartier de Kyoto où les geiko (nom local des geishas) et leurs apprenties, les maiko, vivent encore entre kimonos raides et rigueur de caserne. Sumire et Kiyo débarquent de leur campagne pour intégrer ce monde-là, meilleures amies, même rêve. Sauf que Sumire a un don : la grâce, l’oreille, les bons réflexes. Kiyo, elle, rate tout, les pas, les chants, et se fait jeter dès les premières semaines. Plutôt que de rentrer chez elle, elle reste dans l’okiya (la maison des apprenties) et se réfugie aux fourneaux. Elle devient la makanai, c’est-à-dire la cuisinière du foyer, pendant que les autres filles apprennent à danser. C’est là que Kore-eda plante sa caméra, entre marmites et kimonos, et il n’en bougera quasiment plus.
Les chemins de Sumire et Kiyo divergent. L’une grimpe les échelons d’un milieu exigeant, l’autre construit le sien en retrait, dans une cuisine, mais le lien ne se distend jamais vraiment. Makanai est avant tout une histoire d’amitié, d’une attache qui survit au temps et aux épreuves sans flancher. Dans l’okiya, chacune trouve sa place selon ce qu’elle sait faire, pas selon les cases qu’on voudrait lui coller. Il est particulièrement difficile de résumer cette mini-série de neuf épisodes : il ne se passe presque rien. Les saisons défilent, les repas aussi, réglés par de petites cérémonies qui rythment la maison. Kore-eda s’attarde sur un bol de riz qui fume, un onigiri façonné à la main, une soupe qui mijote, un tamago sando (les sandwichs japonais aux œufs) qui a l’air divin. On regarde des femmes manger et on a faim. Le metteur en scène capte une sororité entraidante : on s’encourage, on se couve, on se relève. L’okiya est un lieu de passage qui donne l’impression que tous les personnages qui s’y arrêtent vivent avant et après la série. On finit par connaître par cœur les lieux qu’il filme.

Ce quartier a d’ailleurs quelque chose d’irréel. Il attirait tellement de visiteurs que certaines de ses ruelles privées ont été fermées aux touristes en 2024. Pourtant, Kore-eda le montre presque désert. Le tournage a certes eu lieu en 2021, quand le Japon gardait encore ses frontières fermées, mais ce calme colle parfaitement au projet. Car le monde des geiko est contesté, et de plus en plus ouvertement depuis qu’une ancienne maiko, Kiyoha Kiritaka, a dénoncé les agressions sexuelles subies alors qu’elle était encore mineure. Quand elle a voulu partir, on lui a réclamé 30 millions de yens. Elle parle aujourd’hui d’un « système d’esclavage ». Dans un texte publié à la sortie de la série, Kore-eda reconnaît n’avoir connu ce milieu que de loin, à travers les films de Mizoguchi et de Naruse, bien moins tendres que lui sur la question.
Il glisse quelques voix sceptiques dans sa série, à commencer par la fille de la patronne, mais il fait malgré tout de l’okiya un conte, une version embellie d’une réalité rarement aussi douce (aucune adolescente ne tient les fourneaux d’une vraie maison de maiko, il le concède). On ressort de Makanai le sourire aux lèvres et l’estomac qui gargouille, avec la sensation d’avoir vu quelque chose de minuscule et d’immense à la fois.

FILM · SUR CANAL+
Smashing Machine, de Benny Safdie
La promo de Marty Supreme a fait beaucoup de bruit en début d’année : sur Instagram, impossible de passer à côté de Timothée Chalamet sur la sphère de Las Vegas ou des vestes mises en vente par le studio A24 à un prix exorbitant. Même si Chalamet n’a pas eu l’Oscar (ce que je trouve absurde, mais passons), le film s’apprête probablement à figurer dans un bon nombre des tops traditionnels de fin d’année des rédactions du monde de la culture. Le geste flamboyant de Josh Safdie a au passage éclipsé celui de son frère Benny, Smashing Machine, sorti sur nos écrans il y a un an, et qui mérite pourtant le coup d’œil (et d’oreille).
Smashing Machine est le biopic de Mark Kerr, légende du MMA dont la carrière a connu un lent déclin, en grande partie à cause de son addiction aux opioïdes. C’est un film dans lequel le son est particulièrement important : le bruit des coups sur le ring, de la respiration de Mark, des hurlements de la foule ou des pleurs de ce colosse sensible. Benny Safdie a tout bâti autour d’une obsession sonore qui confine à la maniaquerie. À propos de son œuvre, le metteur en scène me disait dans Sofilm : « Le son, c’est un truc qui m’obsède. Quel bruit fait la foule ? Comment sonnent les coups en fonction de là où ils touchent ? On a été hyper méticuleux, il fallait que ce soit immersif, qu’on parvienne à équilibrer les sons diégétiques et non diégétiques, la manière dont la musique interagit avec eux. »

On entend cette manie dans chaque scène, servie par la musique de Nala Sinephro (musicienne belge dont c’est la première incursion au cinéma). La compositrice a abordé la partition dans une logique proche du jazz, accordant les percussions à la cadence des combats. Plutôt qu’un commentaire mélodramatique, la musique devient une sorte de traduction intérieure de la violence, qui en exhume les ressorts intimes. Le montage sonore fait le reste, et va jusqu’à distinguer les époques et les continents : le vacarme saturé de Tokyo, la foule, les trains, contre le silence suburbain américain où l’on n’entend qu’un souffleur de feuilles chez le voisin.
Dwayne Johnson livre la performance la plus nue de sa carrière : celle d’un géant qui semble s’excuser d’exister dès qu’il quitte l’octogone. Benny Safdie déplace le centre de gravité du récit hors de la cage, vers l’addiction et l’effort laborieux pour s’en extraire. Emily Blunt joue à contre-emploi également, composant une Dawn électrique et abîmée, de celles qui aiment sans jamais parvenir à se faire entendre. Leur duo se cogne, se répare, se recogne.
Smashing Machine n’a pas l’énergie tentaculaire de Marty Supreme, ni même son sens du spectacle. Mais c’est un superbe film, vraiment, qui aurait mérité un plus gros coup de projecteur. N’étant pas un fan de biopics, j’ai été surpris d’avoir à ce point apprécié celui-ci. À regarder si possible avec un casque sur les oreilles, pour ne rien perdre du bruit que fait un homme qui se reconstruit.

JEU VIDÉO · PC, SWITCH, PS4/PS5, XBOX
The Messenger, de Sabotage Studio
Depuis la sortie de Sea of Stars (2023) et son succès critique presque unanime, Sabotage fait partie des studios indépendants qui comptent. Je n’ai malheureusement pas encore trouvé le temps d’y jouer : il fait partie de la pile de jeux que je meurs d’envie de lancer. En revanche, j’ai joué à leur jeu précédent, et j’ai sans surprise adoré. The Messenger commence par un mensonge de façade : un action-platformerUn jeu de plateformes où le combat compte autant que les sauts. On avance de plateforme en plateforme en affrontant des ennemis, souvent avec une arme. Ninja Gaiden et Mega Man sont les modèles du genre. linéaire, qui tient son inspiration visuelle des classiques de la NES. Un ninja armé d’un katana traverse des niveaux à la Ninja Gaiden pour livrer un parchemin sacré. Le rythme est effréné, presque étourdissant par moments, mais la difficulté est parfaitement dosée. Cette première moitié, à elle seule, formerait un excellent jeu.
Sauf que The Messenger cache non pas un, mais deux rebondissements. Le premier est visuel et sonore : en cours de route, le jeu change littéralement d’époque sous nos yeux. Les graphismes passent du pixel 8-bitLe style des consoles des années 1980, comme la NES de Nintendo ou la Master System de Sega. À l’origine, le terme désigne la puissance de leur processeur. Aujourd’hui, il renvoie surtout à leur esthétique : de gros pixels, peu de couleurs à l’écran et une musique faite de bips électroniques. à un 16-bitLa génération suivante, celle de la Super Nintendo et de la Mega Drive, au début des années 1990. L’image est plus fine et plus colorée, les animations plus détaillées, et la musique se rapproche de vrais instruments. beaucoup plus fin, et la bande-son suit le même chemin : du chiptuneUne musique composée avec les puces sonores des vieilles consoles et ordinateurs, ou qui imite leur son. Elle est faite de quelques voix électroniques seulement, avec des sons carrés et sautillants. C’est la bande-son typique des jeux 8-bit. sec et carré à des arrangements plus denses – je crois qu’il n’y a pas une seule zone dont la musique ne rentre pas dans la tête. Le second arrive à mi-parcours et rebat toutes les cartes. Sans rien divulguer de l’intrigue : ce qui semblait être une aventure balisée se transforme soudain en metroidvaniaGenre de jeu vidéo dont le nom fusionne deux séries fondatrices, Metroid et Castlevania. On y explore un grand monde en 2D d’un seul tenant, découpé en zones reliées entre elles. Certains passages restent bloqués au début : il faut débloquer de nouvelles capacités (double saut, grappin…) pour y accéder, ce qui pousse à revenir sur ses pas et à redécouvrir des lieux déjà traversés. d’une ampleur folle. Chaque zone précédemment traversée se retrouve liée à d’autres via des téléporteurs ou des passages secrets, et l’on navigue désormais entre les deux époques, parfois dans un même tableau, en franchissant un portail qui fait basculer l’environnement d’une période à l’autre. On a l’impression de jouer à un jeu et à sa suite d’un coup.

Passé ce second virage, le jeu se transforme aussi dans ses défauts : les allers-retours peuvent être longs, les téléporteurs se comptent sur les doigts d’une main par zone, et j’ai croisé pas mal de joueurs qui ont laissé tomber devant la taille soudaine du projet. Pour m’éviter cette même déception, j’ai choisi de regarder des soluces, ce que je ne fais jamais. Résultat : je pense que le jeu en profite plus qu’il n’en pâtit, et je vous conseille de faire de même.
Pour finir, il faut parler d’un aspect rare dans les jeux d’action-aventure : l’humour. The Messenger est extrêmement bien écrit et regorge de dialogues à pleurer de rire. Le personnage du marchand cristallise très bien ça, cassant le quatrième mur avec un aplomb total. Il raconte des histoires absurdes, commente le level design, se moque gentiment des attentes du joueur. L’écriture, souvent portée sur des jeux de mots foireux assumés, ne lasse jamais, ce qui tient du miracle pour une durée pareille. Je vous recommande de jouer en québécois pendant quelques heures : c’est clairement écrit pour être encore plus drôle que la VF standard. The Messenger ne réussit pas tout ce qu’il entreprend, sûrement dépassé par son ambition, mais il mérite qu’on lui accorde la petite douzaine d’heures qu’il faut pour le terminer.

MUSIQUE
Cinéma permanent, Jean Felzine
Recommandation de Nico Prat
La scène se déroule juste avant les vacances d’été, dans une petite et chouette salle parisienne, le Pop Up du Label (où je ne vais décidément pas assez souvent). Ce soir-là se produit Jean Felzine, lui qui n’est désormais plus le chanteur de Mustang, mais juste Jean Felzine, auteur d’un deuxième album solo à paraître à la rentrée (à ce moment-là) sur l’excellent label Vietnam.
Hasard, quelques semaines à peine avant cette date, je découvrais l’existence de son premier disque sous son nom, Chord Memory, sorti en toute discrétion et indépendance en 2023. Jean, je l’ai souvent croisé, mais, je ne sais pas pourquoi, cet album, je suis passé à côté, et c’est à la faveur (ferveur même) d’un élogieux article dans Libération que j’ai décidé d’y jeter une oreille. C’est l’un des plus beaux disques en langue française que j’aie eu la chance d’écouter, c’est un petit chef-d’œuvre, rien de moins, sans doute même bien davantage. Donc, quand Jean joue au Pop Up, je me rends au Pop Up, d’autant plus que je suis chaleureusement invité.
Le concert est court, sobre, magnifique. Jean interprète des titres de Cinéma permanent (album désormais disponible), certains déjà connus, d’autres totalement inédits. Quand soudain, à la toute fin, le chanteur, qui sait aussi bien jouer de la guitare que de la foule (certes trop clairsemée ce soir-là, canicule oblige), annonce le titre suivant, le drôlement nommé « La Bite à papa », titre qu’il a dû modifier à la demande de sa maison de disques, ce que nous pouvons évidemment comprendre. Rires dans la salle (c’est en effet un drôle de titre), mais étonnement aussi : Jean Felzine, ce n’est pas Patrick Sébastien, ce n’est pas grivois, c’est même la grande classe à chaque fois.
Ici réside l’immense génie (terme évidemment galvaudé, mais c’est à vous de voir) du Monsieur, dont le titre, renommé « Un homme peut-être », s’ouvre bien avec ces mots (« la bite à papa »). La chanson raconte l’accompagnement d’un père par son fils, dans la maladie et donc la faiblesse d’esprit, mais aussi, ici, de corps. C’est une très grande chanson qui vient donc clore un très grand disque. Ce concert, cette chanson, cette première fois, j’espère m’en souvenir longtemps. Cinéma permanent est disponible.
C’est tout pour cette semaine ! On se retrouve vendredi prochain pour d’autres recommandations. Si vous avez des questions, des suggestions ou des remarques, vous pouvez nous écrire à contact@largonaute.media ou sur les réseaux sociaux.
Encore une fois, nous vous invitons à partager L’Argonaute avec vos proches, vos collègues, votre coiffeur ou le vétérinaire de votre poisson rouge, vous nous rendriez un grand service ! Un grand merci à ceux qui l’ont déjà fait.
Merci de nous avoir lus et bon week-end !
Adrien Roche
La suite est réservée aux abonnés
Les éditions passées sont en accès libre pour les abonnés à la newsletter. Indiquez l’adresse email de votre inscription pour continuer la lecture : c’est gratuit, sans mot de passe ni compte à créer.
Pas encore abonné ? Entrez votre email ici pour obtenir cinq recos chaque vendredi !